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Huile sur toile: 100x120 cm
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L'anthropomorphisme.
On pourrait peut-être se poser la question de savoir si pour désarmer les conflits religieux on ne devrait pas s'attaquer à un malentendu également partagé par toutes «les religions du Livre».
On pourrait peut-être se rappeler plus souvent que Sémite signifie être d'une origine géographique, ethnique et culturelle à laquelle ces religions du «Livre» ne peuvent s'extraire.
Si on s'accorde à dire que Juif n'est pas une race, tout comme Chrétien, Musulman ou Bouddhiste, (prétendre le contraire équivaudrait à chaque fois, un peu, à cracher par terre) on pourrait alors se poser la question de savoir si ce que l'on appelle l'antisémitisme existe vraiment et si ce que l'on qualifie comme tel ne relève pas plutôt de conflits théologiques.
Pour dépasser les querelles théologiques, pour éviter les conséquences de la mortelle bigoterie, on pourrait peut-être s'accorder à admettre qu'en prêtant des spécificités humaines à ce que l'on appelle Dieu on pratique à forte dose l'anthropomorphisme.
On donne des particularités propres à l'homme à ce qui ne l'est pas, mortel, incomplet, ayant à faire aux contraintes biologiques et devant donc les résoudre.
Pas plus que Dieu ne mange et ne boit il ne parle,
Pas plus que Dieu respire ou dort il n'agit.
Si l'on identifie Dieu comme l'Etre idéal parce qu'au-delà du manque, alors c'est l'être humain qui parle et agit pour Dieu et de par son influence. Certains de ces orateurs sont ensuite plus ou moins inspirés.
Pratiquer l'anthropomorphisme c'est parler «mal» de Dieu et donc être «blasphématoire» en quelque sorte.