A propos de la langue européenne
Retour d’abord sur l’agression incroyable que je continue de subir.
Pour la saint Philippe les Gitans ne me feront probablement pas de cadeaux, je ne demande pas grands chose pourtant, quelque présents alimentaires par exemple, mais des animaux cuisinés, je ne vais pas m’amuser à courir après des poules, leur tordre le cou et les plumer, merçi.
Ils ne leur a pas suffit de me cracher dessus du haut d’un balcon ou de continuer de me suivre sur les lieux de vacances dans les Alpes pour la troisième année consécutive, de louer un appartement dans le même immeuble ( cela donne une idée de leur acharnement et de leur aisance financière ) pour pouvoir empêcher de dormir.
Ils continuent donc chaque nuit à interrompre et à réduire mon sommeil à pas grand-chose avec leur matériel au point de me faire hurler de douleur et supplier (!). Cela fait vingt neuf mois que cela dure.
Je ne désespère pas de les sensibiliser aux valeurs essentielles et quand je leur chante par exemple ( et toujours en pensée bien sur ) le refrain de la chanson de Bourvil: « Je lui fais pouet pouet, elle me fait pouet pouet, on se fait pouet pouet et puis ça y’est » je sens chez eux un frémissement, une vibration, une respiration possible vers la civilisation et la lumière. *
*Je leur chante aussi un autre succès populaire « la danse des canards qui en sortant de la marre se remue le bas des reins et font couin couin ». Ne voulant pas trop charger stylistiquement la transcription des tous ces faits authentiques je me suis décidé à ne citer que l’une des deux chansons. J’ai donc hésité entre pouet pouet et coin coin en quelque sorte. C’est ce que l’on appelle les affres de la création pour ceux qui ont du mal avec la chose subtile.
La diplomatie est une chose très importante, essentielle on le sait pour la politique intérieure et extérieure, pour la vie de tous les jours mais on peut être aussi admettre qu’il vient un temps ou ses effets et ses démarches s’avèrent vaines et inutiles et ou il est alors peut être plus efficace, pour débloquer des problèmes de dire les choses sèchement.
Ces Gitans me font suffisamment souffrir depuis suffisamment longtemps pour que cela me donne le droit d’évoquer ce qu’ils sont sans finasser et prendre des précautions particulières qui relèverait alors non plus de la diplomatie mais de la lâcheté.
Le viol de l’intimité et la torture ne se pardonnent pas, les faiseurs de désespoir ne se ménagent pas.
Ils sont les adeptes d’une culture du parasitage, de la plainte et de la menace dont le positionnement dans la société est encore pour le moment malheureusement en retard pour rester dans une approche scientifique, c’est-à-dire décrire les choses telles qu’elles sont et non telles qu’elles devraient être, n’en déplaise aux tenants d’une sociologie à la rigueur scientifique bien éloignée des exigences des sciences dites dures. Ayant le même cerveau que les autres ont peut espérer pour l’intérêt de tous que la situation évolue dans le sens du bien dans les décennies à venir.
S’ils m’offrent des fleurs cela me fera quand même plaisir. Eviter des fleurs en plastique volées au cimetière serait du meilleurs effet.
On pourrait citer bon nombre de professions ( voire toutes ) ou la présence de populations d’origines étrangères est courante à l’exclusion des Tziganes, sujet tabou si il en est, le dernier peut-être.
Il y a-t-il par exemple pour l’instant un, pas deux, un chirurgien, une infirmière, un professeur, une biologiste, un physicien, un pompier, un policier Gitan en Europe?
Et c’est là qu’on entend le silence et c’est dommage.
Chez ceux à qui j’ai à faire l’honneur est une notion totalement dénaturée et pervertie qui sert pour le racket, c’est un outil pour le vol en quelque sorte. Ils créent de toute pièce, de A jusqu’à Z une embrouille, un problème et ils en rendent ensuite responsable leur victime pour exiger une voiture, de l’argent ou des parts dans un commerce, un restaurant, un bien immobilier, etc. ( pour pouvoir ensuite se débarrasser du propriétaire ) en dédommagement d’un honneur prétendument bafoué . Ils ont une technique, parmi d’autres, pour que le racket soit suggéré sans être pourtant être énoncé, ( ce qui permettrait le dépôt d’une plainte, l’ouverture d’une enquête et les poursuites judiciaires ) qui consiste à envoyer deux sbires chez le commerce ciblé portant chacun une sacoche identique à celles des contrôleurs de train…
Ils exploitent à fond une technique que les manipulateurs de tous poils connaissent bien: la culpabilisation de leurs proies alors qu’eux se mettent en position d’être des victimes de celles-ci. Ils exigent en prétendant incarner la Loi grâce entre autres aux pouvoirs spéciaux ou surnaturels qu’ils seraient censés détenir ( rires ) une soumission de repentance et par là même des dédommagement. Techniquement parlant il est de leur intérêt que leur attitude soit particulièrement sadique et tyrannique puisque jamais satisfaite, tout comme l’est le sens du désir, tout comme l’objectif de la Loi psychique qu’ils se mettent en position de représenter comme n’importe quel gourou ou escroc manipulateur. La continuité du harcèlement est un facteur essentiel de ce savoir-faire pour la domestication de leur victime afin que celle ci craque et se soumette.
Éluder la question Gitane n’est peut être pas la bonne solution, la lâcheté n’est pas bonne conseillère.
Des marrons glacés ou des caliçons d’Aix dans une boite non entamée seraient appréciés.
L’instruction est obligatoire et non pas l’école malheureusement contrairement à une croyance populaire. Des parents peuvent très bien prétendre s’occuper de l’instruction de leur enfants sans que l’Etat ne puisse rien trouver vraiment à redire devant une communauté repliée sur elle-même. L’école est pourtant, on le sait, une chance unique pour l’ouverture d’esprit par le brassage social, culturel, ethnique.
Rendre l’école obligatoire serait peut être un projet politique autrement plus pertinent et constructif que le mariage homosexuel par exemple. Par ce qu’il suffirait d’accomplir l’acte révolutionnaire d’ouvrir un dictionnaire, de lire la définition du mot égalité et ses synonymes pour comprendre sans trop de peine qu'un homme n'est pas identique, équivalent à une femme ( et vice versa ), un enfant n'est pas similaire à un adulte, un hétérosexuel n'est pas égal à un homosexuel. Qu’il y ait de ce fait une ou des lois spécifiques pour ce dernier est tout aussi compréhensible qu’il y aient des lois réservées aux femmes ( celles qui encadrent l’avortement par exemple ) ou des lois propres aux enfants qui réduisent leurs possibilités d’action, ( conduire , voter etc.) ou qui encadrent la délinquance juvénile en préservant celle-ci de la prison et c’est la moindre des choses.
Par ce que l’homophobie est nécessaire biologiquement il faut lutter non pas contre celle-ci mais contre l’homophobie criminelle, c’est-à-dire contre ceux qui se permettent d’exercer des violences à l’encontre de cette catégorie éternelle de population. A enfoncer joyeusement des portes ouvertes il pourrait être rajouté que l’homme ayant vécu les neuf premiers mois de sa vie dans le corps d’une femme a un peu à faire avec la féminité .
C’est ce soutien maternel vital qui fait que le mâle a une part en lui de féminin qui peut le conduire pendant l’enfance ou plus tard à être tenté par des positions féminines. La pornographie éternelle on le sait fonctionnant en partie la dessus, sur le fantasme homosexuel refoulé mais qui perdure et affleure en prêtant aux femmes une sexualité à l’identique de ce fantasme masculin refoulé.
L’homophobie maîtrisée c’est à dire sereine, tolérante et pacifique est culturellement nécessaire pour permettre aux représentant de la loi et de la culture commune de guider et soutenir la nouvelle génération dans un objectif de maturité psychique et symbolique .
Le déni de l’existence d’un processus de maturité masculine peut alors pour ne pas reconnaître ses origines subjectives, personnelles, trop douloureuses en engageant les référents familiaux ( en ramenant à une castration symbolique chez le garçon ) chercher à refouler un dysfonctionnement particulier en imposant le symptôme comme allant « de soi » et non comme contrecoup d’une carence, d’une défaillance symbolique et culturelle.
L’homophobie criminelle ou délictuelle qui doit être poursuivie avec la plus grande sévérité est due, on le comprend, à la répulsion pour cette part de féminité en tout homme. Si elle est assumée elle ne peut engendrer qu’une forme d’homophobie tranquille, qui n’a besoin ni de haine ni de violence à l’encontre de l’hétérophobie éternelle pour se rassurer et se sentir virile.
L’officialisation de l’adoption ou de l’insémination artificielle pour les couples homosexuels soutenu par la phrase: « l’important c’est d’aimer » nous pose la question de savoir si ce qui prime sur l’amour ne serait pas plutôt l’intelligibilité du comportement, sa valeur symbolique pour le bien être. L’amour comme la haine sont, on le sait bien sur constitutifs de la nature humaine. L’attraction et la répulsion sont comme la peau, les os, le cœur, le foi, etc. des éléments incontournables de notre être. Dire l’important c’est d’aimer est à peu prés aussi intelligent que de dire l’important c’est la peau, les os, le cœur, le foi, etc.. L’important serait peut être de connaitre, de dévoiler et de déduire la loi ( biologique et ce qui en découle , les références culturelles, la loi pénale ), l’important serait peut être de savoir gérer ce qui a à voir avec l’attraction et la répulsion et donc entre autre savoir aimer. Par ce que, bien sur les pédophiles aiment les enfants, les pères incestueux aiment leurs filles etc..
Puisqu’il était évoqué rapidement les équilibres intergénérationnels à trouver pour permettre un « passage de relais optimal » on pourrait rester dans ces questions d’identité pour évoquer un élément important qui permettra un renforcement nécessaire de l’identité européenne: sa langue.
L’appropriation de la langue anglaise ne signifie pas faire systématiquement un « copier-coller » de celle-ci avec ce qu’elle peut véhiculer comme sens, compréhension des choses et du monde. Son utilisation et son usage peuvent, grâce à la grande diversité et richesse qu’offre cette langue être modelés par l’apport des cultures extérieures, c’est le destin de toute langue vivante, l’histoire des civilisations nous l’apprend.
Par exemple le grand nombre de mots en anglais qui ont pour fonction de marquer des nuances là ou dans d’autres langues un terme plus générique serait nuancé, qualifié par des adjectifs ou des combinaisons de mots qui auraient d’avantage la fonction de proposer une langue ou la philosophie des choses, l’interrogation sur le juste milieu à trouver serait peut être un peu plus au cœur du langage. Ou pas.
Le nombre de mots ou de verbes pour signifier la même chose pouvant par ailleurs peut être délayer le poids, la puissance significative d’un mot. Ou non.
De la même façon l’usage très imagé des particules après les verbes pourrait peut être parfois être un peut abusif . Un peu comme une vision du monde binaire, in ou out, on ou off, probablement très efficace pour les codes aéroportuaires internationaux ou la bourse mais qui dans un usage moins contraint par des exigences de rapidité d’actions peut être un peu réducteur alors qu’il existe par ailleurs un vocabulaire moins nerveux et plus fin pour rendre compte des complexités de la vie. Ou pas.
Quoiqu’il en soit ce genre de questionnements pourraient servir d'« excipient » servant à faire assimiler une langue étrangère un peu comme le principe actif d’un médicament est enrobé d’un produit ayant pour fonction d’en faciliter son absorption.
Enfant, l’initiation au Latin était obligatoire pendant un an et je me souviens que le professeur, pour nous motiver à apprendre cette langue nous avait donné des exemples de mots dont le sens pouvait être compris grâce au latin. Le mot apéritif par exemple qui signifie ouvrir l’appétit ( même si on peut se demander s’ il ne sert pas plutôt à calmer l’appétit des convives avant de passer à table). Quoiqu’il en soit je considère mon travail un peu comme un apéritif, qui permet en grignotant des petits mets salés et en buvant des vins sucrés de permettre plus facilement l’ouverture de la conversation.
La couronne sur les panneaux en forme de label, d’étiquette évoque un symbole d’autorité et de pouvoir mais aussi une forme d’ archaïsme de la représentation politique et est donc par conséquent renversée. La découpe à l’intérieur du motif fait allusion à l’aspect immatériel de la transcendance et de sa symbolisation, le renversement de la couronne représentant l’approche matérialiste de cette transcendance tournée vers le bas, la terre, l’humain, l’immanence et non la naïveté de la pensée magique.
La religion -ce qui relie- ne relèverait plus alors systématiquement de la vie privée mais pourrait être débattue et abordée comme question publique et culturelle, sans pour autant relever d’un archaïsme, d’une pensée rétrograde condamnée d’avance.
Savoir non dissimulé et disponible pour tous, approche scientifique des choses, transcendance et désir comme objets d’études seraient posés sur la table du laboratoire.