Ou l'on pourrait distinguer l'apprenti de l'étudiant.

Publié le par philippe-lobia

 Je reviens d’abord en quelques lignes sur l’agression à la fois sordide et extraordinaire que je continue de subir par des gens sans honneur et qui ont la lâcheté de la meute qui si se jette sur la proie isolée. Le fait que je révèle l’existence du matériel qu’ils utilisent les pousse sottement à continuer dans le but que je me taise.

Le problème principal de ceux qui ont à subir la technologie qu’ils utilisent vient du fait qu’elle n’a pas d’existence légale, qu’elle n’est reconnue nulle part et que son usage habituellement réservé au contre-espionnage ou accessoirement au magiciens fait que le plus grand secret doit être fait sur son existence.

Les mentalistes s’en servent par exemple pour deviner un mot choisi au hasard dans un livre d’une grande bibliothèque par la personne qu’ils veulent bluffer, pour deviner la date de naissance ou le numéro de sécurité sociale etc..

Le mentaliste peut aussi suggérer grâce au porte voix particulier qui est associé à cette technologie un chiffre, un mot. Quand la personne qu’il manipule pense, « murmure » intérieurement un mot, un chiffre qu’il croit avoir trouvé au hasard, il ne fait que répéter inconsciemment dans un comportement réflexe ce qui lui a en fait été soufflé par le mentaliste (ou un assistant) grâce à cette technologie qui, en diffusant à une fréquence à peine audible va prendre la place de la pensée de la personne qu’il manipule pour le spectacle. Elle opère à cette occasion comme la voix de la conscience (!) et la personne soumise à cet outillage se sentant inspiré, si l’on peut formuler de la sorte, redit en fait ce qui lui a été soufflé artificiellement à l’esprit.

Le mentaliste va par exemple, ( je l’ai vu récemment à la télévision), demander à un employé d’une grande surface de choisir au hasard un article parmi les dizaines de milliers d’articles référencés dans le magasin. Le magicien aura préalablement écrit sur une feuille de papier glissée dans une enveloppe et confiée au directeur de la grande surface, devant l’ensemble des salariés, l’objet que l’employé allait choisir. Effectivement, l’objet choisi par la personne correspondait bien à celui notée sur la feuille de papier. La personne manipulée n’a fait que répéter grâce à la technologie une pensée, un mot dont elle croit être à l’origine.

Le mentaliste fait « grâce » à ce matériel penser et agir le client du spectacle qui va perdre son libre arbitre et être sous l’influence de celui qui l’utilise. ( on imagine ce que peut donner l’ usage de ces outils si ils sont utilisés pour le commerce, les affaires ! ). *

Tout cela relève d’une technologie et d’un outillage et non des sciences humaines et de la psychologie contrairement à ce que veulent faire croire certains mentalistes.

Si dans un cadre qui n’a rien à voir avec la magie ou le contre espionnage et le terrorisme, des voyous en possession de ce matériel en font un usage dévoyé, les forces de l’ordre ne feront pas vraiment d’enquête afin de ne pas dévoiler et rendre officielle son existence. Cette inertie, cette forme de passivité permet une impunité pour ceux qui s’en servent à des fins malhonnêtes. C’est une arme redoutable aux mains des pervers et des voleurs de mauvaises traditions. Outre les bénéfices qu’ils peuvent en tirer par la peur et de la soumission que les gens superstitieux auront, ils peuvent se servir des ondes silencieuses pour réveiller et à maintenir éveillés ceux qu’ils cherchent à racketter ou à exproprier.

Il leur arrive de m’infliger des nuits de moins de deux heures de sommeil et ils prennent plaisir pour accentuer la torture à me laisser me rendormir cinq ou dix minutes pour pouvoir me réveiller à nouveau. Ils m’ont par ailleurs demandé de mettre cinq mille euros dans une boite aux lettres, ils peuvent toujours attendre.

J’ai eu un accident récemment, j’ai une fracture du bassin et de l’épaule et cela ne les gène pas pour continuer bien sur.

Pour ne pas prononcer des mots qui pourraient les compromettre ils ont une technique éprouvée qui consiste à évoquer leur exigence sans avoir l’air. Par exemple ils m’ont envoyé une femme de leur communauté avec des adolescents et un chien; après les avoir croisé j’ai entendu le chien aboyer et la femme feignant de s’adresser au chien  dire fort : « alors Alzheimer ca y est oui ! ». Les troubles de la mémoire liés à cette pathologie évoquaient ici un rappel à l’injonction qui m’était faite de subir le racket.

Autre épisode plus baroque voire évoquant des contes fantastiques, j’ai croisé dans le petit supermarché ou je fais à date et heure habituelle mes courses le regard plus qu’insistant, scrutateur et pesant d’un homme, lilliputien, accompagné d’une jeune femme à la taille normale. J’ai compris après coup, grâce à mes agresseurs et à leur matériel de diffusion sonore que si la personne scrutée par cet homme équipé du matériel d’écoute particulier qu’ils détiennent pensait en terme négatif et réprobateur le fait qu’une femme « normale » puisse entretenir une relation avec un homme ainsi constitué, ils choisissaient alors d’en faire une de leur victimes.

Le matériel de diffusion sonore est une arme à double tranchant. Ils parlent beaucoup entre eux pour passer le temps mais aussi et surtout pour m’exaspérer par leur « présences » et leurs commentaires. Ils finissent malgré eux par me donner des informations en papotant ainsi. J’ai tenté en vain d’expliquer à Joe ( par la pensée toujours ) que pour réussir un temps dans la criminalité il fallait être intelligent et méchant.

J’ai eu droit récemment à un numéro dont-ils ont le secret. Un dimanche lors d’une promenade dans la garrigue et alors que je sais qu’ils me suivent et connaissent mes moindres habitudes, j’ai croisé sur un chemin non goudronné dans un endroit désert à proximité de lignes à hautes tensions, un fourgon mortuaire déclassé, c’est-à-dire plus utilisé par la profession mais avec encore les rideaux aux fenêtres ( pas ceux d’origine ). Dans le chemin non carrossable qui suivait et que j’ai l’habitude d’emprunter, des bruits distincts de pelle creusant ou plutôt raclant le sol et des grognements m’ont indiqué que j’avais à faire à Joe ou à un de ses nombreux acolytes qui, probablement pour me faire peur, suggérait l’idée d’une tombe et de ma mort prochaine dans cette mise en scène ridicule.

Plutôt que d’essayer de creuser un sol rocheux infesté de cailloux il aurait pu songer à Palavas les flots, certes moins discret pour l’intimidation mais ou le sol est sableux. Quand il était bébé Joe a certainement du faire en gazouillant des pâtés de sable comme tous les enfants et a donc creusé le sable avec une pelle en plastique ou avec ses menottes ( mot clef subliminal pour essayer de les faire réfléchir, tache ardue ). Le sable est autrement plus facile à creuser, qu’ils s’en souviennent !

Après les tas de sables par ailleurs, un garçon n’a de liberté et d’identité que lorsque il travaille et qu’il est libre pour ne pas être sous l’assistance et la dépendance de ses parents ou de la collectivité ( je sais de quoi je parle ). L’apprentissage d’un métier est on le comprend un élément essentiel pour y arriver.

Puisqu’il est question d’apprentissage et pour changer de sujet, on pourrait se demander pourquoi dans le langage courant on parle d’apprenti ou d’étudiant et qu’est ce qui les différencie.

 Ou l'on pourrait distinguer l'apprenti de l'étudiant.

 Il est d'usage pour nommer la génération qui se rend à l’université de les appeler étudiants. L’usage du mot apprenti est réservé quant à lui à des plus jeunes qui quittent l’école avant terme et qui suivent une formation spécifique pour apprendre un métier.

On pourrait peut être s’interroger sur ce qui permet de différencier ces deux termes. L’activité de ces deux catégories est sensiblement équivalente, ce qui les distingue surtout c’est le degré et le niveau d’éducation et de spécialisation qui est plus développé chez ceux que l’on nomme étudiant. L’apprenti aura au terme de sa formation un savoir moins étendu que l’étudiant mais ces deux catégories de formation concernent l’apprentissage.

On pourrait s’arrêter un instant sur les verbes apprendre et étudier. Ne pourrait on pas les distinguer en disant que la fonction de l’apprentissage est avant tout de comprendre et mémoriser un savoir qui vous est inculqué.

Différemment, l’étude pourrait être l’état intellectuel ou l’on peut d’avantage être dans l’interrogation et la remise en cause. Celui qui étudie peut davantage être dans la position du doute et du questionnement sur la valeur et le fondement du savoir qu’on lui a transmis. Il peut s’interroger sur la pertinence de la parole du maître, il peut travailler sur ce qui lui semble être une faille, une insuffisance dans le raisonnement ou la théorie qui fait référence et chercher à rectifier ou à introduire une modification ou un développement dans un postulat qui à cours.

Dans notre culture par exemple, on peut aujourd’hui à la différence de certains endroit du monde apprendre mais aussi et surtout étudier les textes religieux, sans risquer de perdre sa liberté ou sa tête, à la différence d'autres lieus ou les textes religieux s’apprennent, exclusivement…

Si dans les sciences de la matière la validation d’une théorie peut être démontrée par des applications concrètes il en est pas de même en ce qui concerne les sciences humaines ou l’aspect subjectif est forcement à prendre en compte.

C’est ce qui fait comme on le sait la difficulté propre aux sciences humaines et l’obstacle principal à surmonter. L’aspect idéologique et émotionnel peut prendre le pas sur la science  et rendre de fait caduque une démonstration tout en la faisant exister de par l’engouement et les bienfaits qu’elle peut produire sur un public séduit. On connait les engouements de masse qui peuvent concerner des millions de personnes pour une pensée politique, sectaire ou religieuse.

Ce « talon d’Achille » des sciences humaines peut produire un conservatisme et une rigidité qui ne peut atteindre ce niveau dans les sciences physico-mathématiques ou leurs applications et les enjeux économiques qu’elles peuvent générer donne une recherche scientifique et une nécessité de précision d’un tout autre niveau.

Pour revenir à la distinction à faire entre étudiant et apprenti, si l’on accepte l’idée qu’étudier a plus à voir avec la recherche et l’exploration scientifique, on peut être émettre l’idée que la nouvelle génération se rendant à l’université est davantage à «classer» dans la catégorie des apprentis plutôt que dans celle des étudiants. Rien ne les empêche d’étudier mais si on conçoit que l’objectif premier de celui qui se rend à l’université est de réussir ses concours et examens afin d’obtenir ses diplômes qui lui permettront d’avoir une activité professionnelle, alors le mot apprenti semble plus adéquat pour nommer son activité. Si l’activité universitaire consiste davantage à la compréhension et à la mémorisation d’une discipline et si globalement on utilise un mot plutôt qu’un autre dans la mesure ou il symbolise au mieux ce que l’on cherche à nommer, alors le verbe apprendre correspond davantage à l’activité universitaire que le verbe étudier. Il n’ y a rien de déshonorant à être qualifié d’apprenti médecin ou informaticien par exemple.

Il y a l’apprenti maçon mais aussi l’apprenti architecte, l’apprenti mécanicien mais aussi l’apprenti ingénieur…

Puisqu’il était question de conservatisme dans les sciences humaines, on pourrait ajouter que notre culture pour ne pas se remettre trop en question invente de nouvelles maladies ( les enfants dits hyperactifs par exemple ). Cela permet certes un développement de l’industrie pharmaceutique mais au détriment d’une approche plus complète de la nature humaine.

Le prestige de la vocation médicale implique pourtant que soit traité tout autant la cause du mal que son symptôme.

 

*  Il faudrait qu’internet serve aussi à faire connaitre l’existence de cette technologie pour défendre la liberté individuelle et le minimum d’intimité que l’on peut légitimement revendiquer.

 

 

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